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mercredi 27 juillet 2016

Christmas Street - Billet 10 - Façonner le relief positif

Bien qu'étant cantonné à un univers urbain, il est important de donner un minimum de relief à ce micro-réseau pour que les bâtiments n'aient pas l'air tous assis sur la même base. Le relief est réalisé à partir d'un empilement de plaques de medium d'épaisseur égale à 3 mm. Dans cette épaisseur les plaques sont découpées à l'aide d'un cutter muni d'une lame neuve. Le passage d'une cale à poncer permet ensuite de rectifier les arêtes.



La première plaque est collée sur le liège à l'aide de colle néoprène gel, étalée sur les deux faces à l'aide d'une spatule crantée. Elle est maintenue en place à l'aide de différentes masses en fonte ou en plomb pendant la durée de séchage. Les autres strates sont collées quant à elles à la colle à bois à prise progressive, en maintenant toujours une certaine pression pendant la prise et le séchage. Avec patience et minutie, on obtient rapidement un relief qui sera ensuite peint en blanc avant de recevoir un enneigement artificiel.




Le traçage de la partie courbe va faire appel à un "wagon-compas", engin non encore référencé parmi les engins de l'Infrastructure à la SNCF. Une cale en bois a été ajustée aux dimensions d'un wagon plat. Perpendiculairement, une traverse a été percée à la bonne distance pour recevoir un crayon à papier qui reportera l'empreinte de la courbe sur la plaque à découper. Une scie sauteuse munie d'une lame à denture fine permettra la découpe, puis viendront les derniers ajustement pour la partie centrale du relief de la face avant du micro-réseau.



Les plus grandes surfaces dégagées dans ces fausses strates géologiques sont destinées à accueillir quatre maisons en porcelaine biscuite. La partie centrale évoque une allée où les passants presseront le pas dans les frimas de l'hiver pour rejoindre leurs domiciles. La voie est désormais équipée en totalité de contre-rails toujours réalisés à partir de profilés en carte plastique. L'espace entre les contre-rails sera ensuite comblé pour figurer une voie noyée dans une chaussée urbaine. Il reste maintenant à agencer l'arrière du module avec une densité plus grande de maisons, mais en adoptant les mêmes techniques.

La confection de l’îlot central sous forme de quai permettant l'échange des passagers d'une ligne à l'autre marquera la fin des travaux de menuiserie liés au décor certes minimaliste mais nécessaire de ce micro-réseau ... Mais ceci est une autre histoire ...

dimanche 19 juin 2016

Christmas Street - Billet 09 - Taupiers urbains

En langage cheminot, les agents de la voie sont baptisés les taupiers, que ce soit pour la pose ou pour l'inévitable entretien de cette dernière.

Leur pénible travail permettait à leurs collègues mécaniciens de jouer ainsi aux seigneurs du rail, qui à l'apogée de leur carrière pouvaient en devenir de véritables sénateurs depuis les cabines des puissantes machines à vapeur baptisées Pacific 231.

Pour faire circuler un train, tout commence par le tracé et la pose de la voie et le modélisme n'échappe pas à cette règle ! Les différents coupons de voie sont alimentés avec des fils de couleurs différentes : noir et rouge pour le courant de traction, violet pour la connectique des diodes en bout de ligne qui permettent le fonctionnement du va-et-vient. Les éclisses isolantes ont été installées afin de séparer le fonctionnement des deux voies. Des essais ont été réalisés avec succès avant la pose définitive de la voie.


Après le collage de plaques de liège, des trous d'un diamètre égal à 10 mm permettent aux différents fils de rejoindre les entrailles du plateau.

La voie est ensuite fixée à tout jamais, au moins pour la durée de vie du micro-réseau, à l'aide de colle néoprène gel, étalée à la spatule crantée sur le support. Des guides en médium d'épaisseur égale à 3 mm et de section triangulaire ont été préalablement fixés aux deux extrémités ; ils permettent un meilleur centrage et un meilleur alignement. Le collage est rapide et il est bien utile de tracer différents repères avant cette opération. Des pointes permettent de bien plaquer les croisements à 30 degrés sur le support en liège. Dans quelques minutes, les cales provisoires en bois seront retirées et la voie prendra sa place définitive.

Sitôt la voie posée, un locotracteur marqué par l'empreinte du temps avance à pas d'homme, tandis que les chefs de chantier vérifient la pose et la bonne tenue des éclisses. Tout semble correctement aligné. C'est une garantie pour le fonctionnement parfait du futur tramway. Il reste maintenant à masquer l'aspect brillant des traverses en plastique, la voie en milieu urbain étant destinée à être noyée dans la chaussée.

Des contre-rails réalisés à partir de profilés en L de marque Evergreen portant la référence 293 ont été collés sur les traverses avec de la colle à maquettes de marque Sader. La chaussée urbaine prendra place ultérieurement entre ces contre-rails et masquera les traverses quelque peu disgracieuses. De la neige, certes artificielle, recouvrira ensuite le tout.

Un voile de peinture blanche est appliqué à la bombe à défaut d'utiliser un aérographe fastidieux à nettoyer après usage pour ce travail qui ne demande pas une grande précision. De la carte plastique d'épaisseur égale à 0,5 mm est découpée, ajustée et collée, afin de combler l'espace vide entre l'extérieur du rail et la placette constituée par un empilement de plaques de médium, destinées à créer un peu de relief à l'intersection des deux lignes. In fine, on ne distinguera plus que les faces supérieures des rails dégagées à partir d'un chasse-neige présent devant les roues de la motrice. Alors, on ne saura plus que c'est sur de la voie de marque Roco, code 83 pour les puristes, que le tramways avancera dans un bruit feutré au sein d'un décor hivernal. D'ailleurs, la neige a commencé à tomber, alors que demain c'est l'été !

Reste une question cruciale : qu'est-ce qui viendra occuper le centre de cette placette ? Une statue ou un bonhomme de neige ? Mais ceci est encore une autre histoire ...

dimanche 5 juin 2016

Christmas Street - Billet 08 - L'organisation des tiroirs

Des tiroirs coulissants ont été prévus afin de regrouper les accessoires indispensables au bon fonctionnement de ce micro-réseau dans une logique du "tout en un".

Des compartiments permettent de délimiter différentes zones prévues pour accueillir un transformateur, le module électronique permettant de gérer le va-et-vient, la platine de commande de l'alimentation en pur courant continu et le stockage d'un tramway. Des ouvertures permettent à la fois le passage des fils et la circulation d'air, même si l'on ne doit pas trop redouter ici l'échauffement des différents éléments. 

Les parois des compartiments sont en contreplaqué de peuplier, de même épaisseur que la paroi du tiroir. L'assemblage est collé et vissé. Toutes les parties doivent être amovibles, non seulement pour assurer un câblage aisé mais aussi pour assurer la maintenance et un éventuel remplacement en cas de défaillance. C'est pour cette raison que des boîtes ou des planchettes amovibles viendront prendre place au sein des différents compartiments. Le transformateur distribué par Conrad occupe le plus grand compartiment du tiroir. Il alimente à la fois la platine de commande et le kit électronique permettant la navette en va et vient des tramways. Ce transformateur est fixé sur une planchette amovible.


Une petite structure amovible permet d'accueillir à la fois la platine de commande et le module électronique assurant le va-et-vient. Ce dernier a reçu quatre pieds qui lui servent de support, le tout étant fixé à l'aide d'un adhésif double face sur une plaquette de carte plastique pouvant coulisser à l'aide de deux guides dans la partie inférieure de cette structure.

L'accès au potentiomètre permettant de modifier le temps d'arrêt aux extrémités du réseau reste accessible ainsi que le bornier prévu pour le raccordement électrique avec l'alimentation du kit et à la voie. La platine de commande sera fixée au niveau de la partie supérieure de cette structure par vissage. Cette platine de marque Gaugemaster a fait ses preuves auprès de nombreux modélistes. Elle transforme le courant alternatif en un courant continu pur grâce à une petite carte électronique. La tension délivrée est réglable par l'intermédiaire d'un potentiomètre situé en partie supérieure. L'inversion de la polarité est effectuée grâce à un interrupteur à glissière en cas de fonctionnement manuel du micro-réseaux. 

Cette petite structure est immédiatement accessible dès l'ouverture du tiroir.

Le dernier sous-espace de ce premier tiroir, parallèle à celui accueillant le transformateur, recevra une cassette destinée au stockage du tramway.
Cette cassette amovible est réalisée en carte plastique d'épaisseur égale à 1,5 mm. Le montage par collage fait appel à des profilés en L de marque Evergreen, sélectionnés parmi les références 296 et 297. Les petits côtés sont plus hauts, facilitant ainsi le maniement de cette cassette.

L'organisation de ce premier tiroir est maintenant terminée à l'exception du câblage et de l'application d'une couche de peinture. Il reste désormais à réfléchir à l'organisation du second tiroir qui accueillera l'autre motrice, le dispositif d'alimentation de l'éclairage des maisons et du show-case, ainsi que la cloche d'annonce métallique faute d'avoir trouvé un bruiteur électronique satisfaisant ... Mais ceci est une autre histoire ...

dimanche 22 mai 2016

Christmas Street - Billet 07 - Un va et vient électronique

Le micro-réseau va être équipé d'un va et vient électronique permettant d'automatiser la circulation d'un tramway. Il sera naturellement possible d'interrompre cet automatisme et de reprendre la gestion des circulations à l'aide d'une commande à main. Alors que l'utilisation d'un système d'alimentation en digital n'offre que peu de possibilités pour la mise en oeuvre d'un va et vient, le recours à une alimentation analogique "classique" offre plus de variantes parmi lesquelles on distingue :
  • Les kits électroniques à monter soi-même
  • Les kits électroniques prêts à l'emploi

Tous ces kits ont pour point commun un temps d'arrêt réglable entre quelques secondes et plusieurs minutes aux extrémités de la ligne, à l'aide d'un petit potentiomètre directement intégré sur la plaque du circuit imprimé. Il faut donc veiller à garder un accès à cet organe de réglage par la suite, lorsque l'on aura mis le kit à sa place. Par ailleurs, pour chacun des kits présentés, il n'est pas nécessaire de ré-alimenter la voie à ses extrémités. Seules les positions des diodes servant d'interrupteur peuvent différer d'un kit à l'autre. Les kits sont alimentés à partir de la sortie produisant du courant alternatif sur un transformateur utilisé en modélisme ferroviaire.

En cliquant sur la légende des photos des différents kits, vous pouvez accéder au site internet du fabricant ou du diffuseur.

(Va et Vient - MicroProcessor)
Parmi les kits électroniques à monter soi-même, on peut citer le kit Va et Vient, référencé µP79 et commercialisé par la société Microprocessor à Besançon (Doubs). Cette société crée et distribue de nombreux kits électroniques destinés au modélisme ferroviaire, à la fois pour la commande des trains (alimentation pulsée), pour l'animation (nombreux modules sonores) et pour la gestion d'un réseau ou d'un automatisme (dispositifs de détection et de protection). Chaque kit est accompagné d'une notice de montage ; de nombreux exemples d'utilisation et de mise en oeuvre sont disponibles à la rubrique relative aux plans d'assemblage. Le montage d'un kit ne nécessite que l'emploi d'un fer à souder et ne demande que peu de temps. Les diodes servant d'interrupteur en bout de voie sont placées sur chacune des files de rail, contrairement aux deux kits suivants. Enfin, ce kit coûte moins de 20 Euros (Prix constaté en 2016) et mérite d'être testé pour créer une animation sur un réseau. Il pourrait être équipé utilement d'un bornier de connexion.


(Aller Retour Simple - FB Systems)
Parmi les kits électroniques prêts à l'emploi, on peut citer un Aller Retour Simple distribué par le détaillant FB Systems situé à Bessan (Hérault). Le branchement de ce kit ne pose aucun problème majeur à l'aide de la notice jointe. Les diodes servant d'interrupteur aux extrémités sont placées sur la même file de rail, de part et d'autre d'une coupure réalisée par exemple à l'aide d'une éclisse isolante. Il est précisé que la distance entre les deux extrémités de la ligne sur laquelle on installe ce va et vient ne doit pas excéder 3 mètres. Ce kit est livré dans un boitier de protection avec un bornier de raccordement, mais son prix est le plus élevé du comparatif, avoisinant 50 Euros (Prix constaté en 2016). Le fonctionnement de ce kit utilisé sur un autre réseau n'a pas montré de défaillance.

(Commande automatique de trains navettes - Conrad)
Pour ce micro-réseau de tramway, je me suis tourné vers un dispositif de commande automatique de trains navettes pour voie à courant continu distribué par la société Conrad située à Lomme (Nord) et spécialisée dans la vente par correspondance. Les inscriptions en langue allemande sur la plaque du circuit imprimé trahissent l'origine du produit qui est de bonne facture et très ressemblant aux précédentes solutions proposées. Une diode luminescente signale le fonctionnement automatique du va et vient ; les raccordements au réseau et à l'alimentation se font par l'intermédiaire d'un bornier à vis. La notice précise que ce kit peut être utilisé pour des échelles allant du Z (1/160) au I (1/32). Pour ma part, l'utilisation pour l'échelle N (1/160), HO (1/87) et O (1/43) ne m'a pas posé de problèmes particuliers, si ce n'est la clarté de la notice pour les branchements. La traduction de la notice en allemand est très approximative, mais avec un peu de patience et de réflexion, on arrive à comprendre la logique des branchements qui sera reproduite dans un prochain article. Enfin, ce kit dispose de 4 supports de fixation et son prix voisin de 20 Euros (Prix constaté en 2016) ne doit pas représenter un frein à la mise en place d'un tel automatisme sur un réseau.

Avant de réaliser un montage définitif, il est toujours prudent de construire une voie d'essais pour valider ou non un choix technologique ... Mais ceci est une autre histoire ...

dimanche 8 mai 2016

Christmas Street - Billet 06 - Des tiroirs bien utiles ...

Quand on observe des réseaux en exposition, petits ou grands, il y a ceux pour lesquels la logistique et l'organisation sont de rigueur et ceux pour lesquels l’œil est attiré tout de suite par les boîtes à outils et autres fils électriques qui traînent. J'ai donc décidé d'équiper ce micro-réseau de deux tiroirs destinés à accueillir les différentes alimentations électriques (voies de circulation du tramway, kits électroniques pour la sonorisation et l'animation du micro-réseau, éclairage des maisons et du show box). Les tiroirs sont réalisés en contreplaqué de bouleau, acheté encore une fois à bas prix dans une grande surface de bricolage lors de la liquidation de chutes au rayon bois. La découpe est réalisée à l'aide d'une scie de table. Le montage fait appel à de la colle à bois et des vis, ainsi qu'à des serres-joints garantissant un bon équerrage. Ces tiroirs font 300 millimètres de longueur, 175 mm de largeur et 110 mm de profondeur. L'épaisseur du contreplaqué est égale à 10 mm.

Ces tiroirs vont se loger entre les deux porteurs en L constituant la structure du micro-réseau. Ils doivent être facilement démontables lors de la phase de construction et de câblage du réseau, mais aussi supporter le poids des différents transformateurs et d'une petite boîte à outils, toujours indispensable dans une exposition. Leur mouvement doit se faire aisément et bénéficier d'un blocage en position fermée. C'est pour ces différentes raisons que le choix s'est porté vers des glissières à billes, dont on peut apprécier toute de suite la qualité de fonctionnement par rapport à des coulisses d'entrée de gamme. Les différentes parties de ces glissières à billes, que l'on trouve facilement dans les grandes surfaces de bricolage, sont vissées sur les porteurs en L et sur les faces latérales des tiroirs en vérifiant, plutôt deux fois qu'une les différentes cotes, pour assurer un bon fonctionnement de l'ensemble. Des poignées viendront équiper par la suite ces tiroirs afin de faciliter leur manœuvre.

Chacune des extrémités étant maintenant équipée d'un tiroir, il ne reste plus qu'à prévoir les piétements du module et à fixer le plateau supérieur ; la peinture de ces tiroirs viendra plus tard. A l'exception du caisson et du fond de décor, l'étape de menuiserie touche bientôt à sa fin. Elle a demandé du temps, mais il faut savoir être patient quand on fait du modélisme, la réflexion menée en amont étant un gage de tranquillité pour la suite des opérations avec en particulier ici un câblage un peu complexe pour gérer les automatismes et de nombreuses maisons à éclairer ... Mais ceci est une autre histoire ...

dimanche 24 avril 2016

Christmas Street - Billet 05 - Première mise en situation

Christmas Street
Le modéliste est souvent pressé de voir à quoi le réseau va ressembler ... A-t-on fait le bon choix au niveau des dimensions du module ? A-t-on fait le bon choix au niveau de la configuration des voies ? Sitôt la structure de la menuiserie terminée, on installe rapidement les voies, puis les maisons et enfin le tramway.

On cherche le meilleur angle de vue ; on décale un alignement. On fait apparaître ou disparaître une façade avec une porte ; on intervertit les maisons. On vérifie une perspective depuis le viseur de l'appareil photo ; on tourne autour du module.

Le modéliste devient un instant un metteur en scène.



Christmas Street
On imagine rapidement le croisement des deux tramways avec un échange de voyageurs, puis le départ vers un terminus lointain ... inaccessible ...

La caténaire n'est pas encore posée ; l'emplacement des poteaux devra être judicieux pour que les photographes ne pestent pas, comme bien souvent, après les fils électriques.

Quelle devra être la hauteur du quai central ? Faudra-t-il créer un léger relief ? Il ne faut jamais être trop pressé ; photographier les différentes mises en scènes peut se révéler être fort utile a posteriori.


Christmas Street

Avant de reprendre le chemin de l'atelier, on observe une fois encore le stationnement du tramway au niveau de l'îlot central.

Avec de l'imagination, on pourrait presque entendre le tintement de sa cloche signalant un départ imminent. Mais ceci est une autre histoire ...

dimanche 10 avril 2016

Christmas Street - Billet 04 - Menuiserie et L-Girder

Chaque réseau, aussi modeste soit-il, offre la possibilité de mettre en oeuvre de nouvelles techniques, aussi bien pour les automatismes et le décor que pour la structure. La construction de ce micro-réseau va permettre la mise en oeuvre de la technique des porteurs en L, baptisée L-Girder par les modélistes nord américains. Les poutres dont la section rappelle la lettre L sont réalisées dans des chutes de contreplaqué présentant une épaisseur de 15 mm. Chacune des poutres est réalisée à partir d'un assemblage collé et vissé des deux sections rectangulaires de longueur égale à 1150 mm, de largeur égale à 50 mm et de hauteur égale à 15 mm.


Sur les deux poutres constituant les porteurs en L, on vient assembler par collage et vissage des traverses également en contreplaqué ; ces traverses ont été découpées dans des chutes présentant une épaisseur de 18 mm. La longueur des traverses est égale à 350 mm correspondant à la largeur du micro-réseau, tandis que la hauteur est égale à 50 mm. Ces traverses sont régulièrement réparties sur la longueur des porteurs en L. Suivant le relief du réseau, on fixera des chandelles de hauteur variable pour supporter la plateforme de la voie. Les pieds du module seront quant à eux fixés aux âmes des poutres en L.



Dans le cas d'un micro-réseau urbain de tramway, le plancher du réseau est fixé directement sur les traverses. Il est réalisé à partir de plaques de contreplaqué d'épaisseur égale à 5 mm, collées et vissées dans les traverses. Cette surface sera ensuite recouverte par du liège de manière à limiter les bruits de roulement, certes faibles, en raison des circulations à vitesse lente des tramways. L'essentiel de la menuiserie fait donc appel à des poutres de section rectangulaire que l'on assemble de manière à obtenir une structure économique, légère et résistante à la fois en flexion et en torsion. Elle ne nécessite que peu d'outillage : une scie de table, une visseuse-dévisseuse, des équerres et des serre-joints pour garantir la perpendicularité pendant le montage qui fait appel à de la colle à bois à prise lente. Le contreplaqué provient intégralement de chutes achetées à très bas prix dans des chariots promotionnels au rayon menuiserie d'une grande surface de bricolage.


La structure recevra ensuite une couche d'apprêt puis sera poncée de manière à éliminer les esquilles du bois qui peuvent provoquer des échardes tant redoutées ! Avant la mise en peinture, qui assurera une protection sur toutes ses faces de la menuiserie, on réalisera au sommet des traverses une encoche en V pour le passage des fils électriques qui rejoindront une goulotte fixée sous  le plancher du réseau. La partie vide entre les deux porteurs en L permettra de guider un tiroir à chacune des extrémités du micro-réseau. On installera  au sein de ces tiroirs les transformateurs servant à l'alimentation électrique des rails et de l'éclairage, ainsi que les modules électroniques gérant les automatismes ... Mais ceci est une autre histoire ...

dimanche 27 mars 2016

Christmas Street - Billet 03 - Tiens, voilà le tramway !

Je n'ai pas grand mérite, puisque je ne fabrique ni mon matériel roulant, ni l'essentiel du décor et encore moins la voie. Suis-je un miséramodéliste ou un modéliste consommateur compulsif ?


Pour ce micro-réseau dépourvu de coulisses et volontairement urbain, j'ai choisi de mettre en valeur un tramway électrique. J'aurais pu choisir un tramway à vapeur ou encore un tramway tiré par des chevaux. Les réseaux de tramway sont souvent les parents pauvres des expositions de modélisme en France, les amateurs étrangers étant beaucoup plus nombreux. Ou alors il s'agit de modélistes dans l'esprit de la revue Voie Libre qui bien souvent fabriquent eux-mêmes les caisses de leur automotrice, à partir de carte plastique ou encore à partir de carton de calendrier. 

En choisissant une échelle importante pour rester en adéquation avec les bâtiments en porcelaine, je n'ai pas pu faire appel à des techniques d'impression 3D qui se développent de plus en plus aujourd'hui, ceci en raison de la taille de la caisse et du coût encore prohibitif à cette échelle.

J'ai donc opté pour un modèle du commerce de la marque Bachmann Spectrum que l'on trouve pour quelques dizaines de dollars dans les bazars ferroviaires américains sous la référence 25128. Ce modèle correspond plus à une production de la gamme "Junior" et ne possède pas tous les détails nécessaires pour satisfaire la convoitise des compteurs de rivets. Mais peu importe, il remplit bien sa fonction avec une présence marquée au milieu des bâtiments : c'est l'avantage de l'échelle zéro. 

Comme nous sommes ici en voie étroite, permettant l'inscription du véhicule dans des courbes urbaines prononcées, les puristes associent cet engin à l'échelle On30, qui dans notre hexagone devient l'échelle Oe. 

Nous sommes donc à l'échelle zéro (1/43) et le tramway circulera sur de la voie présentant un écartement de 16,5 mm. Les modélistes utilisent parfois des codes ... qu'il convient de décoder ! L'empattement entre les deux essieux est très court, à savoir 40 mm, ce qui provoquera inévitablement un dandinement sur une voie mal posée et/ou au passage des appareils de voie. 


Mais le wattman avancera prudemment dans la nuit de Noël pour ne risquer aucune collision ni aucun déraillement. 

Tout juste la perche pourrait-elle quitter la frêle caténaire dans une manœuvre inappropriée ... Mais ceci est une autre histoire ...





dimanche 13 mars 2016

Christmas Street - Billet 02 - Un réseau chromosomique

Le cahier des charges impose de respecter pour le réseau une taille réduite, à la fois pour le transport et pour la mise en situation dans une vitrine par exemple. Le plan de roulement est inclus dans un rectangle de 115 cm de longueur pour 35 cm de largeur. Qui plus est, on peut ainsi espérer mener à bien le projet dans un temps restreint tout en soignant la construction du diorama et la mise en valeur du tramway dans son environnement urbain enneigé.

Mais une taille réduite ne doit pas être synonyme d'un réseau lassant à regarder. Sur une aussi petite surface, il faut prévoir des manœuvres et/ou des automatismes pour pimenter les séquences de jeu et d'observation.

La première idée consiste à opposer deux aiguilles desservant ainsi 4 voies. Partant de l'une d'entre-elles, le tramway peut rejoindre l'une ou l'autre des voies à l'extrémité opposée. Cette configuration permet d'installer facilement un automatisme de type va-et-vient, mais interdit le stationnement d'un tramway en dehors des extrémités du réseau. Malgré la fiabilité des appareils de voie, on peut toujours redouter un dysfonctionnement en cours d'exposition. Il n'est pas prévu d'agrémenter ce mini-réseau par des coulisses et ce plan de voie sera réservé pour l'animation d'un autre tableau ferroviaire.

La seconde idée, inspirée de l'aire de la Corrèze sur l'autoroute A89, consiste à matérialiser le croisement de deux lignes imaginaires autour d'un îlot central. Il n'y a plus d'aiguilles mais deux croisements à 30 degrés. Il est possible d'installer un va-et-vient automatique pour chacune des branches et un tramway peut stationner au niveau de l'îlot central alors que sur l'autre ligne, le machiniste se livre infatigablement à des allers et retours. Le temps d'arrêt aux extrémités sera réglable et le dévolu s'est porté sur la voie de marque Roco malgré l'impérieuse nécessité de recâbler les différentes branches non isolées des croisements à 30 degrés. La voie de marque Piko aurait permis d'éviter ce petit problème électrique, mais l'empattement très réduit des essieux du tramway n'autorise pas le franchissement du croisement à faible vitesse sans "planter un chou", expression cheminote traduisant un arrêt inopiné dû à une panne !

Les maisons en porcelaine trouveront naturellement leur place en avant-scène et en arrière-plan. Mais à quoi ressembleront le tramway et son wattman ? ... Ceci est une autre histoire ...

dimanche 28 février 2016

Christmas Street - Billet 01 - Bazar Marguerite

Les rencontres sont souvent fortuites. Par exemple, un peu avant Noël, alors que je remontais la rue de la Boucherie à Limoges, mon regard fut attiré par la vitrine du Bazar Marguerite. Parmi les décorations de Noël, trônaient des maisons en porcelaine biscuite. J'ai tout de suite imaginé un train parcourant ce décor par une nuit étoilée d'hiver, ramenant les usagers dans une ambiance urbaine sous la neige.

Plusieurs types de maisons existent, de la plus simple en rez-de-chaussée à la plus haute avec des étages, des cheminées et de nombreuses et étroites ouvertures. Elles ont été prévues pour servir de photophore, éclairées par des bougies ou par des leds, la translucidité et la texture de la porcelaine restituant une ambiance chaleureuse et cosy dans un paysage hivernal.


Imaginer un réseau peut prendre pas mal de temps, mais mon projet doit être facilement transportable et logeable sur un meuble ou dans la vitrine d'un commerçant. Cette contrainte m'impose donc le choix du tramway en raison de la réversibilité spontanée des rames dans la configuration d'une ligne hypothétique animée par un mouvement de va-et-vient baptisé point-to-point par les modélistes anglo-saxons. 

Je rentre donc dans la boutique pour acquérir une de ces maisons, en demandant le nombre de modèles et leur disponibilité. En effet, si l'échelle des bâtiments convient, il faudra augmenter leur densité sur le mini-réseau pour restituer une ambiance urbaine. Du matériel au 1/43 ou au 1/48 devrait agréablement se marier avec les bâtiments aux formes adoucies et parfois naïves, restituant merveilleusement un environnement enneigé.

La collection comporte une dizaine d'édifices différents, minces ou trapus, mais tous sur le même style. Leur base restreinte et majoritairement carrée permettra d'en disposer un certain nombre dans un espace réduit afin de restituer l'ambiance urbaine d'une nuit de Noël. Je suis retourné au bazar Marguerite pour compléter ma collection, mais aussi à la Mucca, rue des Lois à Toulouse.

A cette étape d'un projet initialement imprévu, il restait à imaginer un plan de voie, une animation pour les circulations et trouver le matériel roulant à la bonne échelle ... Mais ceci est une autre histoire ... Pour l'instant, l'alignement de mes maisons me rappelle simplement la chanson de Graeme Allwright, à propos de petites boîtes, très étroites, petites boîtes faites en ticky-tacky ...